Agression et harcèlement sexuels: François Asselineau renvoyé en procès

Reuters
François Asselineau, qui avait bénéficié d'un non-lieu fin 2024, sera finalement jugé: la justice a ordonné le renvoi de l'homme politique devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agression sexuelle sur un collaborateur et tentative d'agression sexuelle sur un autre.
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Ancien candidat à la présidentielle de 2017

Le président de l'Union populaire républicaine (UPR), qui a lancé fin mars sa campagne pour l'élection présidentielle de 2027, avait été mis en examen en 2021 dans cette affaire.Mais, en décembre 2024, il avait bénéficié d'un non-lieu, décision dont le parquet avait fait appel.

L'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2017, âgé de 68 ans, devra répondre de harcèlement sexuel et agression sexuelle par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction sur un collaborateur ainsi que tentative d'agression sexuelle par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction sur un autre collaborateur, d'après la même source. Les dates du procès ne sont pas encore fixées.

L’affaire avait commencé il y a six ans lorsque deux anciens salariés du parti avaient porté plainte contre lui. Un ancien cadre de l’UPR avait également signalé la situation au procureur.

D’après le parquet, une première enquête avait été ouverte en mai 2020 après la plainte d’un collaborateur affirmant avoir subi du harcèlement dès son arrivée dans le parti et avoir été forcé à accepter des baisers. Un second collaborateur avait ensuite dénoncé des faits similaires.

"Calomnies"

François Asselineau avait été placé en garde à vue en février 2021. Il avait alors été confronté aux deux plaignants, qui avaient maintenu leur version des faits.

Lui avait nié toute agression sexuelle, d'après Libération, mais avait "admis avoir été insistant auprès d'eux, parlant d'amour réciproque". Toujours selon le quotidien, il avait également avoué être "l'auteur de lettres qu'il avait pré-écrites pour ses victimes, dans lesquelles elles revenaient sur leurs accusations".

A l'issue de sa garde à vue, le patron de l'UPR avait été mis en examen pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation d'une victime et placé sous contrôle judiciaire.

M. Asselineau avait contesté les accusations, les qualifiant de "calomnies".

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