Malgré d'"intenses démarches diplomatiques et des négociations avec les autorités compétentes du gouvernement des États-Unis et de la Fifa, dans le but de parvenir à une résolution immédiate", "il n’a malheureusement pas été possible d’aboutir à un résultat positif", a-t-il regretté dans un communiqué.
Omar Artan a été refoulé samedi à son entrée aux États-Unis. La police aux frontières américaine (CBP) a expliqué à l'AFP qu'il avait été jugé "inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents" et que l'arbitre s'était dès lors "vu refuser l’entrée sur le territoire".
Le ministère des Sports somalien a pourtant affirmé sa "pleine confiance en son intégrité, son professionnalisme et sa contribution continue au développement du football, tant en Somalie qu’à l’échelle internationale", lui manifestant son "soutien indéfectible".
Premier arbitre somalien
Titulaire du statut Fifa depuis 2018, Artan officie dans le championnat somalien et a été nommé meilleur arbitre de l'année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025.
Il était le premier arbitre somalien retenu pour une phase finale de Coupe du monde. Agé de 34 ans, il faisait partie des 52 hommes en jaune sélectionnés pour tenir le sifflet au Mondial coorganisé en juin et juillet par le Canada, le Mexique et les Etats-Unis.
La Fifa a toutefois indiqué lundi à l'AFP que l’arbitre somalien ne pourrait ni s’entraîner ni officier lors de la Coupe du monde 2026, après s’être vu refuser l’entrée aux États-Unis
"Pays pourri"
"C'est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire", a justifié l'instance dans un communiqué.
Interrogée par l'AFP, une source au sein du comité arbitral de la CAF s'est dite "désolée pour Artan" mais n'a pas voulu commenter l'incident.
"La sélection des arbitres pour la Coupe du monde est entièrement de la responsabilité de la Fifa", a-t-elle déclaré.
La Somalie est l'un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d'une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l'administration de Donald Trump.
Le pays de la corne de l'Afrique est tout particulièrement dans le viseur du président américain. Fin novembre, celui-ci l'avait qualifié de "pays pourri" et avait fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l'expulsion






