"Il mérite de rester dans la cellule où vous allez l'envoyer pour le reste de sa vie"
"Peut-on retenir une quelconque circonstance atténuante ? Vous répondrez non. Mérite-t-il de revoir un jour la liberté ? Vous répondrez non. Cette peine, cela s'appelle la réclusion criminelle à perpétuité, et vous n'oublierez pas de l'assortir de la période de sûreté maximale prévue par la loi", soit 22 ans dans ce cas, a lancé dans son réquisitoire l'avocat général, Stéphane Bertrand.
"Il mérite de rester dans la cellule où vous allez l'envoyer pour le reste de sa vie", a ajouté le représentant de l'accusation en s'adressant aux jurés de la cour d'assises du Gard.
"Les peines maximales sont faites pour les individus de ce genre"
"Les peines maximales sont faites pour les individus de ce genre, il est hors de question d'avoir le bras qui tremble en les prononçant", a-t-il insisté.
Le cadavre de Sihem avait été retrouvé vers 01H00 du matin le 2 février 2023, une semaine après sa disparition, au bord d'un chemin isolé des Salles-du-Gardon, village limitrophe de La Grand Combe (Gard), où elle vivait.
Ex-compagnon de sa cousine, l'accusé, un homme déjà condamné plusieurs fois, avait été rapidement soupçonné, en premier lieu par les proches de la lycéenne qui avaient mené une sorte d'enquête, allant jusqu'à l'interroger, fouiller son appartement et visiter les hôtels de Nîmes pour tenter de retrouver l'adolescente.
Placé en garde à vue, il avait fini par reconnaître avoir "tué la jeune fille dans le cadre d'une dispute liée à leur relation amoureuse", que Sihem aurait selon lui menacé de dévoiler au grand jour. L'accusé avait aussi indiqué aux enquêteurs où se trouvait son corps, à moitié dénudé.
La parole a été donnée mercredi matin à la défense pour ses plaidoiries. Le verdict est attendu dans l'après-midi.






