"Meurtre et tentative de meurtre en bande organisée"
Quatre nouveaux suspects, âgés de 20 à 25 ans et déjà connus de la justice, ont été mis en examen pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée ainsi que pour association de malfaiteurs dans l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci, tué à Marseille le 13 novembre 2025.
Cette nouvelle vague d'interpellations, menée le 30 juin, s'ajoute aux sept personnes déjà mises en examen et incarcérées depuis mars et mai. Mehdi Kessaci, 20 ans, était étranger au trafic de drogue. Son meurtre avait particulièrement marqué les esprits, son frère Amine Kessaci étant une figure engagée dans la lutte contre le narcotrafic à Marseille.
"Eléments graves"
Trois d'entre eux sont ainsi actuellement incarcérés dans le cadre d'autres dossiers, a-t-elle noté.
Mme Perrée a souligné que l'enquête avait mis au jour "des éléments graves ou concordants laissant à penser que ces quatre individus seraient susceptibles d'avoir, pour certains, joué un rôle actif dans les différents passages à l'acte (...), pour d'autres, dans la chaîne de donneurs d'ordres".
Sollicités par l'AFP au sujet de ces nouvelles mises en examen, les avocats d'Amine Kessaci, Mes Pierre-Olivier Sur, Sofia Bougrine et Sofia Norten, ont simplement indiqué "avoir confiance en la justice de notre pays".
Plusieurs sources proches du dossier ont indiqué à l'AFP que les enquêteurs, qui voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, avaient désormais la certitude que les tueurs s'étaient "trompés de cible" et qu'ils visaient Amine Kessaci.
Néanmoins, mardi, une autre source proche du dossier a indiqué qu'il s'agissait d'"une piste faisant l'objet de vérification et d'investigation, comme tous les autres éléments du dossier: pas une piste privilégiée mais étudiée".
Amine Kessaci est sous protection policière depuis septembre. Il est devenu à 22 ans, fin mars, adjoint au maire socialiste de Marseille, Benoît Payan.
Dans son communiqué, Vanessa Perrée a souligné que les opérations menées témoignaient de "la mobilisation importante des services d’enquête ainsi que de l'autorité judiciaire afin d'identifier l'ensemble des personnes impliquées dans ces faits d’une extrême gravité".
Le Pnaco a été installé en janvier pour combattre les trafics qui "déstabilisent l'ordre social", selon les mots de Mme Perrée.
La lutte contre le narcotrafic sera un des enjeux majeurs de l'élection présidentielle de 2027.
Emmanuel Macron présidera jeudi à l'Elysée une nouvelle réunion de lutte contre les narcotrafics, centrée notamment sur les douanes, les ports et les Outre-mer, la cinquième de ce type depuis novembre 2025.






