La mère d'un enfant de deux ans et dix mois s'est présentée le 29 décembre dans un commissariat "de la métropole lilloise pour révéler des faits de viol sur son fils commis par son baby-sitter", recruté par une plateforme internet dédiée à la garde d'enfants, explique le procureur Samuel Finielz dans un communiqué, confirmant des informations de 20 Minutes.
Le suspect avait déjà été condamné à Nice en 2020 à cinq ans d'emprisonnement pour une agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans, avec un suivi socio-judiciaire de cinq ans qui incluait notamment "l'interdiction d'exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs", selon le procureur.
En mai 2025, après avoir été informée par un voisin du mis en cause qu'il exerçait une activité de baby-sitting, la justice avait renforcé son suivi socio-judiciaire en y ajoutant une interdiction totale d'entrer en contact avec des mineurs.
Inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles
Après la plainte pour viol déposée à son encontre le 29 décembre, l'homme a été placé en détention provisoire puis a écopé de deux ans de prison ferme pour non-respect caractérisé de ses obligations de suivi socio-judiciaire.
L'enquête pour les faits de viol débutée le 29 décembre se poursuit sous le régime de l'enquête préliminaire "afin de préciser la portée réelle des agissements du mis en cause", précise M. Finielz.
"A ce jour, une trentaine de familles sont susceptibles d'avoir eu recours aux services du mis en cause. Certaines ont déjà été contactées par l'unité en charge de l'enquête. Des suspicions ont été relevées pour deux familles sans que l'enquête n'ait encore établi de faits pénalement répréhensibles", toujours selon le procureur de Lille.
"L'enquête a également pour objet de préciser les conditions dans lesquelles l'intéressé a pu proposer ses services", alors qu'il était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais) depuis sa condamnation à Nice en 2020, précise M. Finielz.
Près de 3.000 personnes ont été écartées des secteurs de la protection de l'enfance et de l'accueil du jeune enfant par la généralisation en octobre du système de vérification des antécédents judiciaires, a annoncé cette semaine la Haute-Commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry, sans préciser combien de ces personnes étaient en poste ou en phase de candidature.








