Des cachets à dose mortelle dilués dans du café, une plante toxique dans un plat de chili con carne, une autre glissée dans un paquet de tabac... Amélie D., la fille, et Carole D., la mère, sont soupçonnées d'avoir empoisonné Enrique B. à plusieurs reprises entre 2021 et 2022.
"Je reconnais les faits", a déclaré à l'ouverture du procès Amélie D., cheveux blonds détachés, en veste de tailleur noire. Elle a nié lors de l'enquête avoir eu l'intention de le tuer.
Inspirée de séries
Partie civile au procès, Enrique B. s'est installé mercredi aux côtés de son avocat, face à la cour d'assises.
Aux enquêteurs, Amélie D. a expliqué s'être inspirée de plusieurs séries télévisées, citant entre autres une scène de "Breaking Bad".
Carole D. a de son côté reconnu avoir broyé les substances et en avoir incorporé l'une d'elles dans un sachet d'olives.
Amélie D., peintre en carrosserie, comparait également pour tentative de meurtre, soupçonnée d'avoir saboté les freins de la voiture de son compagnon. "Quand j'ai vu ça, je lui ai dit qu'elle devait arrêter ses tentatives pour me tuer", a-t-il dit aux enquêteurs.
L'enquête démarre en septembre 2023, quand Enrique B. décide de porter plainte après une dispute avec sa compagne, qui vient de lui lancer un téléphone au visage. Il affirme alors avoir été la cible de plusieurs empoisonnements et présente des enregistrements sonores de sa compagne, dans lesquels celle-ci reconnait les faits.
Quelques mois plus tôt, Amélie D. avait sollicité l'intervention de la gendarmerie à l'issue d'une dispute et affirmé être victime de violences psychologiques. Par la suite, en garde à vue, elle a dit être victime de harcèlement.
La mère a dit lors de l'enquête avoir agi afin d'aider sa fille.
La victime a de son côté affirmé que les deux mises en cause ont voulu en le tuant "s'emparer de la maison", où Carole D. vivait depuis la pandémie de Covid.
Enrique B. et Amélie D. étaient en couple depuis cinq ans, ont eu ensemble un enfant, né en 2020.
Le verdict est attendu vendredi.






