"Nous savons que les États-Unis sont très puissants. (...) Nous n'avons pas peur d'affronter diplomatiquement, par le dialogue politique" les États-Unis, a dit Delcy Rodriguez dans son discours sur l'État de la Nation, déclenchant une ovation de l'Assemblée nationale.
Delcy Rodriguez a également réclamé aux États-Unis le "respect pour la dignité du président Nicolás Maduro" et celle des son épouse Cilia Flores, également capturée lors de l'intervention.
Accusé de narcotrafic, le couple est emprisonné aux États-Unis dans l'attente de leur jugement.
"Une personne formidable"
Investie le 5 janvier, Delcy Rodriguez, qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro, fait partie des personnalités sanctionnées par les autorités américaines.
Mercredi, Donald Trump avait estimé que la présidente par intérim était une "personne formidable" assurant que les États-Unis "travaillaient très bien" avec la nouvelle dirigeante.
Lors de son discours jeudi elle a affirmé : "J'ai toujours dit que si un jour, en tant que présidente par intérim, je dois aller à Washington, je le ferais debout, sans me traîner (aux pieds de quelqu'un)".
Sous pression américaine, le pouvoir vénézuélien a signé des accords pétroliers avec les États-unis et annoncé la libération des prisonniers politiques.
Parallèlement, jeudi, le président américain Donald Trump a reçu la cheffe de l'opposition et Nobel de la Paix Maria Corina Machado à la Maison Blanche.








