"Prendre" Cuba : le gouvernement Trump veut le départ du président Miguel Diaz-Canel

Reuters
Washington impose depuis janvier un blocus énergétique de facto à Cuba, invoquant la "menace exceptionnelle" que ferait peser sur la sécurité nationale américaine cette île située à seulement 150 kilomètres des côtes de la Floride. Donald Trump a parlé de "prendre d'une manière ou d'une autre" l'île communiste, et parlé également de la "libérer", pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.
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L'administration Trump pousse pour que le président cubain Miguel Diaz-Canel quitte le pouvoir, dans le cadre des négociations entre les deux pays, selon le New York Times lundi qui cite quatre personnes proches des réunions.

"Selon ces sources, les Américains ont fait savoir aux négociateurs cubains que le président devait partir, mais laissent aux Cubains le soin de décider de la suite des événements", indique le quotidien new-yorkais.

En marge de cette éviction de Miguel Diaz-Canel (65 ans), arrivé au pouvoir en 2018, le gouvernement communiste qui est à la tête de l'île depuis plus de six décennies resterait en place, croit encore savoir le New York Times.

Les Etats-Unis estiment qu'évincer le président permettrait d'enclencher des changements économiques structurels, ce que n'est pas prêt à accepter M. Diaz-Canel, considéré comme un conservateur, selon les sources interrogées par le journal.

Cuba a confirmé vendredi être en pourparlers avec les Etats-Unis et a libéré des prisonniers politiques dans le cadre d'un accord avec le Vatican, un médiateur historique entre ces deux ennemis idéologiques. 

Donald Trump, qui multiplie les déclarations offensives contre Cuba, assurait depuis mi-janvier que des négociations étaient en cours avec de hauts responsables de l'île mais La Havane avait jusque-là démenti de tels contacts.

Le président américain avait déjà laissé entendre dimanche soir qu'un accord interviendrait rapidement : "Cuba souhaite également conclure un accord, et je pense que très bientôt, soit nous parviendrons à un accord, soit nous ferons ce qu'il faut", avait-il déclaré.

Il est revenu à la charge lundi après-midi, disant "croire" qu'il "aura l'honneur de prendre Cuba", sans préciser exactement ce qu'il entendait par ce verbe.

Donald Trump a ensuite parlé de "prendre d'une manière ou d'une autre" l'île communiste, et parlé également de la "libérer", pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

Washington impose depuis janvier un blocus énergétique de facto à Cuba, invoquant la "menace exceptionnelle" que ferait peser sur la sécurité nationale américaine cette île située à seulement 150 kilomètres des côtes de la Floride.

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