Les juges n'ont pas suivi l'argumentaire de la plaignante qui considérait notamment que des analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement constituaient un "élément nouveau" permettant de rouvrir l'enquête.
"Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement", a réagi auprès de l'AFP l'avocat de Sand Van Roy, Me Antoine Gitton.
"Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d'enquête, six procureurs de la République, deux juges d'instruction, trois juges de la cour d'appel, toutes des femmes, ont conclu que monsieur Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés", a souligné l'avocat de Luc Besson, Me Thierry Marembert.
"Comme chacun le sait, Luc Besson et Sand Van Roy ont entretenu une relation pendant plusieurs années. Au cours de cette longue enquête, tous les actes utiles à la manifestation de la vérité ont été effectués. Aucun de ces actes n'a permis d'établir le défaut de consentement de la plaignante", a-t-il ajouté.
"Nous nous félicitons donc que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée", a-t-il conclu.
"Relation d’emprise professionnelle"
L'actrice belgo-néerlandaise avait déposé une plainte pour viol le 18 mai 2018, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien dont les protagonistes ont donné deux versions différentes.
Pour Sand Van Roy, le réalisateur lui avait imposé une pénétration digitale, source d'évanouissement, malgré ses injonctions à arrêter. Une version selon elle accréditée par des constatations, le jour des faits, réalisées aux urgences médico-judiciaires.
Deux mois après sa plainte initiale, l'actrice déposait une plainte contre le cinéaste pour d'autres viols et agressions sexuelles commis, selon elle, entre 2016 et 2018, épisodes d'une "relation d'emprise professionnelle" sous menaces de "rétorsion sur sa carrière d'actrice".
Luc Besson a regretté de son côté une relation extra-conjugale dans un contexte de "subordination", alors que l'actrice avait tourné dans certains de ses films. Mais il avait relaté un rapport consenti empreint de "douceur".






