"Je reste convaincu qu'un régime qui ne peut se maintenir au pouvoir qu'en recourant à la violence pure et à la terreur contre sa propre population a ses jours comptés", a déclaré à Berlin Friedrich Merz, interrogé par la presse lors d'une conférence commune avec son homologue roumain Ilie Bolojan.
"Cela pourrait se compter en semaines", a-t-il ajouté.
"Ce régime n'a aucune légitimité pour gouverner" l'Iran, a-t-il déclaré, rejoignant le souhait de l'Italie d'inscrire le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.
Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani va faire cette proposition jeudi à ses collègues de l'UE.
Friedrich Merz a dit regretter "qu'il y ait encore un ou deux pays de l'Union européenne qui ne soient pas prêts" à ce classement.
Mise en garde de Trump
Cette déclaration intervient juste après que Donald Trump a averti Téhéran que "le temps était compté" avant une attaque, après le refus du pouvoir iranien de négocier sous la menace américaine.
Le président américain a lancé cette mise en garde sur son réseau Truth Social alors que Washington déploie dans le Golfe une force navale, face à laquelle le pouvoir iranien recherche le soutien des puissances arabes de la région.
D'après un bilan actualisé de l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, 6221 personnes, des manifestants dans l'immense majorité, ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation en Iran.
L'organisation, qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays, enquête sur plus de 17.000 potentielles morts supplémentaires et estime qu'au moins 42.324 personnes ont été arrêtées dans une répression qui se poursuit.








