L'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, qualifiée de justesse (10,4%) pour le second tour des municipales à Paris, a annoncé mardi qu'elle se désistait pour faire barrage à la gauche et non pour la candidate LR Rachida Dati, qui a refusé de s'allier avec elle.
"J'ai toujours dit que j'avais un objectif depuis l'annonce de ma candidature : battre la gauche. Donc, je tiens le cap, je tiens ma parole, la parole que j'ai donnée à mes électeurs et à mes soutiens : je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche", déclare-t-elle dans une interview au Parisien, prenant soin d'expliquer qu'elle ne se désistait "pas pour la personne de Rachida Dati" mais "pour Paris".
Celle qui a fait campagne sur le thème de la "Ville heureuse" vêtue de jaune, symbole selon elle "du soleil au bout du tunnel", à savoir l'alternance après 25 ans de gestion socialiste à Paris, a précisé que le combat ne faisait "que commencer".
"J'appelle mes électeurs à chasser la gauche de la mairie de Paris, sans hésitation. Je leur dis: 'Si Rachida Dati est élue dimanche prochain, ce sera grâce à vous et ce sera à vous qu'elle le devra'", a lancé cette fervente partisane de "l'union des droites".
A l'annonce de sa qualification lundi, elle avait aussitôt proposé une alliance de raison à Rachida Dati, ce que cette dernière a une nouvelle fois décliné, préférant s'allier avec la liste Horizons/Renaissance menée par Pierre-Yves Bournazel.
"Ces dernières vingt-quatre heures, j'ai tenté une union (...). Cette union que les électeurs attendent a été refusée jusqu'au bout", a-t-elle constaté, qualifiant sa décision de "lourde" mais "mûrement réfléchie".
"En la prenant, je suis guidée par mon sens de l'intégrité et je sais que l'intégrité exige des sacrifices", a encore expliqué celle qui fait figure de révélation de la campagne parisienne.
"N'importe quel politique aurait refusé de se retirer. Mais je ne suis pas n'importe quel politicien", a-t-elle ajouté, assurant que "la seule chose qui a compté, c'est de pouvoir battre la gauche".
"Si la gauche perd la mairie après 25 ans de déclin socialiste, ce sera historique et j'aurai le sentiment du devoir accompli", a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur sa campagne, elle s'est dite "extrêmement fière" du résultat, ajoutant que ce n'était "pas la dernière", alors qu'on lui prête des ambitions pour la présidentielle.






