Naruto et Safine, partenaires du streameur Jean Pormanove, mort en août, seront jugés en juillet

Crédit : © Jean Pormanove/Instagram
Les streameurs Naruto et Safine, partenaires de Jean Pormanove, décédé en août après douze jours de direct le montrant violenté et humilié sur la plateforme Kick, seront jugés par le tribunal correctionnel de Nice à partir du 6 juillet, a annoncé mardi le parquet de Nice.
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Naruto -de son vrai nom Owen Cenazandotti- et Safine Hamadi, sont poursuivis pour des faits de "violences en réunion", "diffusion d'enregistrements d'images de violences", mais aussi "provocation à la haine ou à la violence" en raison du handicap ou de l'orientation sexuelle, ainsi que pour des "violences sur mineur de 15 ans" et des violences sur mineurs avec arme, a précisé le procureur de la République Damien Martinelli dans un communiqué.

Les deux influenceurs niçois étaient les partenaires de Jean Pormanove avec qui ils ont tourné des scènes de violence. Mais l'autopsie sur le corps de ce dernier avait toutefois conclu à l'absence d'origine traumatique ou "d'intervention d'un tiers" dans son décès.

Les deux streameurs seront jugés "devant le tribunal correctionnel de Nice le 6 juillet 2026" a précisé le procureur, confirmant une information de Mediapart.

Le parquet a demandé un placement sous contrôle judiciaire des deux hommes et le versement d'une caution.

Mandat d'arrêt contre les gérants de Kick

Ils seront jugés pour des violences infligées à Jean Pormanove - de son vrai nom Raphaël Graven - ainsi qu'à l'encontre d'une seconde victime, Stéphane G., ou encore d'un mineur "jeté sur Raphaël Graven dans le cadre d'un combat de catch".

Ces poursuites font suite à leur placement en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte en 2024, avant le décès l'été dernier de Jean Pormanove.

Le parquet de Paris a aussi lancé des mandats d'arrêt contre les gérants de la plateforme australienne Kick qui hébergeait les activités de ces streameurs opérant depuis un studio de Contes, près de Nice.

La justice avait ouvert cette enquête après la mise en lumière de vidéos montrant Jean Pormanove se faire insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball lors de live sur sa chaîne suivie par près de 200.000 personnes.

Les deux streameurs avaient été placés une première fois en garde à vue en janvier 2025 puis relâchés sans charges, assurant, comme Jean Pormanove, que tout était scénarisé et destiné à "faire le buzz pour gagner de l'argent". Ils ont été replacés mardi en garde à vue, à l'issue de laquelle leur a été notifiée leur convocation au tribunal.

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