Pour 2027 "il ne faut pas ouvrir à droite, mais à tous les Français", tranche Le Pen

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Marine Le Pen a affirmé lundi que son parti ne doit "pas ouvrir à droite" mais "à tous les Français" en vue de la présidentielle l'an prochain, au lendemain d'élections municipales marquées par une poussée du RN dans les villes moyennes malgré l'échec de la main tendue de Jordan Bardella à la droite.
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"Il faut s'adresser à l'ensemble des Français, quelle que soit leur origine politique".

"Il ne faut pas ouvrir à droite, il faut ouvrir à tous les Français. Il faut arrêter avec ces considérations", a déclaré la triple candidate à l'Elysée depuis Budapest où elle devait participer à une "Assemblée des Patriotes" européens en soutien à son allié Viktor Orban, à trois semaines d'élections indécises en Hongrie.

Interrogée par des journalistes sur la stratégie du Rassemblement national en vue de la présidentielle française de 2027, Mme Le Pen a estimé que "c'est précisément l'élection où il faut s'adresser à l'ensemble des Français, quelle que soit leur origine politique".

Par conséquent, "je ne m'adresse pas à l'électorat de droite ou à l'électorat de gauche, je m'adresse à tous parce que c'est comme ça qu'on crée une majorité, une dynamique et un avenir meilleur", a-t-elle ajouté.

"Aux listes de droite sincères"

Une position qui tranche avec celle de son dauphin Jordan Bardella, qui avait tendu la main "aux listes de droite sincères" dans l'entre-deux-tours des municipales. En vain, puisque les très rares fusions n'ont pas produit de victoire et que la droite a privé le parti à la flamme de succès dans les quelques grandes villes où il pouvait l'emporter (Marseille, Toulon, Nîmes).

Néanmoins "nous avons gagné plus de villes que nous n'en espérions", a souligné Mme Le Pen, réjouie de pouvoir ainsi "continuer d'accélérer l'implantation locale" du RN à un an du scrutin suprême.

Une échéance d'autant plus importante que "2027 va être une année absolument fondamentale en Europe" avec "quatre élections majeures qui vont se dérouler" en France, mais aussi en Pologne, en Espagne et en Italie, a-t-elle relevé, y voyant "les moyens de changer radicalement l'avancée de l'Union européenne de l'intérieur".

Dans cette perspective, une défaite de Viktor Orban aux législatives du 12 avril ne serait "pas un coup d'arrêt, mais incontestablement un frein", a indiqué Mme Le Pen, qui a reconnu avoir "besoin aussi de la Hongrie pour mener cette entreprise à bien".

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