"Garder des munitions face à d'autres chocs potentiels"
M. Lescure était interrogé sur la chaîne américaine CNBC Europe au sujet de la possibilité d'une perturbation de longue durée de l'acheminement des hydrocarbures importés du Moyen-Orient.
"Ce dont nous devons nous assurer, c'est que nous nous préparons pour ces scénarios. Nous les suivons, nous les pistons, et faisons en sorte de réagir en conformité, pas trop vite, pas trop fort non plus, car, vous le savez, nous devons garder des munitions face à d'autres chocs potentiels", a-t-il répondu.
Quant à la possibilité d'une guerre qui serait "intense, mais éphémère", "ce scénario est probablement envolé", a-t-il estimé.
Interrogé sur la possibilité d'une nouvelle utilisation des réserves stratégiques, comme l'avait décidé le G7 le 11 mars, M. Lescure a répondu: "Nous n'en sommes pas encore là".
"Nous savons que la seule manière de libérer le marché du pétrole et de voir le détroit d'Ormuz laisser passer du pétrole. On ne peut pas remplacer les flux par des stocks. C'est une mesure ponctuelle", a souligné le ministre.
"Nous ne manquons pas de pétrole en Europe. Il n'y a pas de manque de pétrole en Amérique du Nord. Mais la pression que cela a imposée a amené le pétrole aux environs de 100 dollars le baril", a-t-il constaté.






