Dans un télégramme daté du 9 juin, dont l'AFP a eu connaissance, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez leur demande "de prendre en compte la vulnérabilité" que ces sites "pourraient représenter et de s'assurer d'un niveau de sécurité élevé", compte tenu du "volume important de spectateurs" qu'ils pourraient attirer.
Il leur demande de recenser ces installations pour le "vendredi 13 juin au plus tard".
Laurent Nuñez rappelle qu'ils doivent "signaler" aux organisateurs de ces installations que celles-ci sont "placés sous (leur) autorité". "Il est nécessaire", écrit-il, que les organisateurs "aient conscience que leur sécurité devra largement faire appel à la sécurité privée".
Possibles interdictions
Et de rappeler les préconisations à délivrer aux organisateurs: privilégier un endroit clos suffisamment spacieux, en cas d'installation dans un espace public, mesures de sécurisation aux alentours, systématiser les mesures de palpation de sécurité, le cas échéant interdiction d'alcool, d'engins pyrotechniques, dispositif de prévention et de secours et appui des forces de l'ordre en cas de nécessité.
Le ministre souligne que les préfets pourront interdire ces fan zones s'ils estiment que les préconisations de sécurité sont "insuffisamment suivies".
"En cas de risques de troubles à l'ordre public, vous veillerez également à ce que l'autorité judiciaire soit associée et puisse anticiper les mesures nécessaires à sa propre organisation", ajoute-t-il.
La Direction nationale de la sécurité publique a alerté mercredi sur les "débordements sur l'ensemble du territoire" que pourraient entraîner certains matchs de la Coupe du monde, du fait de "l'engouement suscité par cette compétition" au delà des rencontres disputées par l'équipe de France.






