Le gouvernement fera des propositions "de court et moyen terme" pour les commerçants de proximité qui souhaitent employer du personnel le 1er-mai, et les professions concernées seront reçues "à Matignon dès cette semaine", a déclaré lundi soir le Premier ministre Sébastien Lecornu.
"Le gouvernement souhaite un dialogue social approfondi avec les partenaires sociaux sur le périmètre des activités et commerces concernés par un travail le 1er Mai. Seul un dialogue de branche le permettra", a-t-il écrit sur X peu après la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer au Parlement un texte porté le chef de Renaissance Gabriel Attal visant à faciliter le travail le 1er-mai dans les commerces de proximité.
"Il est également urgent dans cette démarche de se recentrer et de prioriser les commerces indépendants de la boulangerie et des fleuristes. C'était notre priorité : force est de constater qu'elle s'est diluée, créant des inquiétudes qui ont fragilisé la proposition de loi", a-t-il précisé.
"Les réformes sont possibles: dans le respect, et avec une méthode", a-t-il ajouté face aux critiques en immobilisme qui sont émises au sein du bloc central et à droite.
Gabriel Attal et le patron de LR Bruno Retailleau, notamment, ont vivement déploré la décision du gouvernement de ne pas convoquer une commission mixte entre sénateurs et députés pour trouver rapidement un texte de compromis qui aurait permis dès cette année à des commerçants -fleuristes et boulangers- de faire travailler sur la base du volontariat certains employés.
"Il faudra revenir sur les causes profondes de l'absurdité politique et technocratique de cette situation, et sur ce que ce débat dit des blocages qui entravent notre pays", a ainsi estimé l'ex-Premier ministre et chef du parti macroniste auquel appartient aussi Sébastien Lecornu.
"Ce texte n'était un texte contre personne, mais un texte pour la liberté, pour le travail, pour le pouvoir d'achat, pour nos artisans", a-t-il ajouté.
"Une fois de plus, face aux pressions syndicales et de la gauche, l'exécutif recule. La France a besoin de courage politique, pas de capitulations à répétition", a affirmé de son côté Bruno Retailleau, candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027.
L'annonce du recul gouvernemental avait été faite par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou à l'issue d'une rencontre avec les syndicats, farouchement opposés à la proposition de loi tout comme les partis de gauche.






