Emmanuel Macron a souligné mardi le "triple échec" de la Russie en Ukraine sur les plans "militaire, économique, stratégique", quatre ans jour pour jour après le lancement de l'invasion.
"Elle a renforcé l'OTAN dont elle voulait éviter l'expansion, soudé les Européens qu'elle voulait affaiblir, et mis à nu la fragilité d'un impérialisme d'un autre âge", a-t-il écrit sur la plateforme X.
Cela fait quatre ans que l’Europe s’est réveillée au bruit des bombes russes en Ukraine.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 24, 2026
Quatre ans d’une guerre d’agression choisie par la Russie, au mépris flagrant du droit international, de la souveraineté d’un peuple, et de la vie humaine.
Quatre ans de villes frappées,…
L'Ukraine est "la première ligne de défense de notre continent" et l'Europe restera à ses "côtés", a promis le président français.
Il a assuré que la livraison de matériel militaire et la formation se poursuivraient "pour que l'Ukraine tienne et pour que la Russie comprenne que le temps ne joue pas pour elle".
"A ceux qui croient pouvoir compter sur notre fatigue : ils se trompent", a-t-il dit, promettant de continuer à cibler "l'économie de guerre russe".
Les Vingt-Sept n'ont cependant pas réussi à s'entendre sur de nouvelles sanctions contre Moscou à cause du veto de la Hongrie, qui a aussi bloqué l'adoption d'un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine décidé en décembre par les dirigeants de l'UE.
Emmanuel Macron a estimé mardi que "rien" ne justifiait de "remettre en cause" ce prêt, et que "nous devons désormais le concrétiser".
Il a aussi affirmé qu'il veillerait à ce que "les intérêts des Européens soient bien pris en compte dans les discussions" visant à rétablir la paix en Ukraine.
Le président américain, Donald Trump, qui veut mettre fin à la guerre au plus vite, a établi un canal de communication avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ce qui fait craindre à l'UE et à Kiev d'être écartés de leurs négociations.








