L'ex-mari de Gisèle Pelicot, condamné en décembre 2024 à 20 ans de réclusion pour l'avoir droguée afin de la violer et de la livrer à des dizaines d'inconnus dans leur maison de Mazan (Vaucluse) entre 2011 et 2020, a été mis en examen dans cette affaire en octobre 2022.
L'exhumation du corps de la victime, qui s'est déroulée dans un cimetière des Yvelines et avait été demandée par l'avocate du mis en examen Béatrice Zavarro, a été autorisée en novembre par la cour d'appel de Versailles après un premier refus en avril 2025.
"Je suis satisfaite que l'acte ait pu avoir lieu, contrairement à ce que les autres ont pu déclarer parfois, comme quoi l'acte ne pouvait pas être réalisable", a déclaré Me Zavarro à l'AFP jeudi après-midi.
Des faits partiellement reconnus dans une autre affaire
Son "espoir" est que ces résultats innocentent son client, mis en examen pour le viol et le meurtre de la jeune agente immobilière.
"C'était prévu, ça a été fait, on attend maintenant les résultats", a indiqué à l'AFP Florence Rault, qui défend la famille de la victime.
Elle précise ne pas avoir été à l'origine de la demande d'exhumation et ne pas s'en "réjoui(r) parce que je pense d'abord à la mémoire de la défunte, à ses parents, à ses amis".
Sophie Narme a été violée puis tuée en décembre 1991, lors de la visite d'un appartement du XIXe arrondissement de Paris. Son corps, roué de coups et à demi-dévêtu, avait été ensuite découvert par le directeur de son agence.
L'auteur n'a jamais pu être identifié mais des doutes ont été récemment émis après que Dominique Pelicot a partiellement reconnu son implication dans la tentative de viol en Seine-et-Marne en 1999 d'une autre agente immobilière, pour laquelle il a été confondu par son ADN.
Les deux femmes avaient été déshabillées de la même manière et une forte odeur d'éther avait été sentie sur la scène du crime pour Sophie Narme, substance utilisée pour agresser l'autre agente immobilière en 1999.
Béatrice Zavarro avait également indiqué à l'AFP en novembre que selon elle, Sophie Narme a pu être victime de François Vérove dit "le Grêlé", un tueur et violeur en série recherché depuis les années 1980 et décédé depuis.
Selon les deux avocates, les résultats des analyses sont attendus dans plusieurs semaines.






