Le groupe d'ultra droite "Bloc montpelliérain" dissous en Conseil des ministres

Reuters
Un groupe d'ultra droite de Montpellier, dénommé "Bloc montpelliérain", a été dissous mercredi en raison "d'appels à la violence, à la haine et à la discrimination", a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. "Trois autres dissolutions de groupuscules violents d'ultra gauche comme d'ultra droite feront suite".
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Un groupe d'ultra droite de Montpellier, dénommé "Bloc montpelliérain", a été dissous mercredi en raison "d'appels à la violence, à la haine et à la discrimination", a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à l'issue du conseil des ministres. 

"Trois autres dissolutions de groupuscules violents d'ultra gauche comme d'ultra droite feront suite", a ajouté Mme Bregeon. L'un de ces groupes devrait être le groupe d'ultra droite "Patria albiges" présent à Albi.

Depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Élysée en 2017, 25 groupes de la "mouvance ultra" ont été dissous - 20 à l'ultra droite et cinq à l'ultra gauche - selon le gouvernement

En outre, "le travail a été lancé pour la dissolution de cinq émanations locales de la Jeune Garde", qui sont des reconstitutions du mouvement d'ultra gauche dissous, a rappelé Mme Bregeon.

Après la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, dans laquelle plusieurs suspects sont proches de la Jeune Garde, Emmanuel Macron avait réuni le 24 février les ministres de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que les services de renseignement pour évoquer "les groupes d'action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques".

Il avait alors demandé à Laurent Nunez de lancer des procédures de dissolution contre ces cinq "émanations" locales identifiées de la Jeune Garde.

Selon un participant à cette réunion, un peu plus de 5 000 personnes de "toutes les mouvances ultra confondues" sont suivies par les services, sachant que "la constellation des ultra droite est plus importante que la constellation des ultra gauche".

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