Le fils aîné de la défunte, 45 ans, et sa compagne, âgée de 40 ans ont quant à eux été mis en examen des chefs de complicité d'acte de torture et de barbarie ayant entraîné la mort, séquestration en bande organisée, escroquerie en bande organisée.
Une enquête pour disparition inquiétante avait été déclenchée après le signalement, le 28 janvier dernier par le maire de Saint-Michel-sur-Meurthe, de l'absence depuis au moins trois ans de Liliane Coinchelin, une habitante de ce village de quelque 1.700 habitants proche de Saint-Dié-des-Vosges.
Entendus, les deux fils et la belle-fille de la disparue ont donné "des versions peu crédibles sur la disparition, indiquant notamment qu'ils l'avaient vue en début d'année 2026, alors que les témoins entendus indiquaient n'avoir pas vu l'intéressée depuis plusieurs années", a indiqué le procureur d'Epinal, Frédéric Nahon, dans un communiqué.
Le trio a été placé en garde à vue.
"Surveillée en permanence"
Le plus jeune des fils a gardé le silence mais le fils aîné et sa compagne ont reconnu qu'elle "avait été séquestrée au domicile de son frère pendant plusieurs mois en étant enfermée dans sa chambre, sans aucun soin et peu de nourriture".
"Elle y était privée de liberté" derrière une "glace sans tain" et "surveillée en permanence par une caméra reliée aux téléphones de ses deux fils".
Le fils aîné a affirmé que son frère avait "poussé sa mère à plusieurs reprises sur le lit" et que "l'état de santé de sa mère s'était dégradé", celle-ci ne pesant plus que 30 kg.
Lors de sa dernière audition, il a avoué "avoir vu son frère secouer sa mère qui était décédée juste après ce geste".
Les faits se seraient déroulés entre octobre 2022 et fin janvier 2023, alors que la victime avait un peu moins de 70 ans.
Selon lui, son frère a ensuite entreposé le cadavre de leur mère dans le garage, puis l'a enterrée dans un bois.
Les deux hommes ont ensuite "de concert continué à utiliser les comptes de la défunte en laissant croire qu'elle était toujours vivante", a indiqué le procureur.
La détention provisoire des trois mis en examen, inconnus de la justice jusqu'ici, a été requise.






