Dans des déambulations séparées, les deux représentants de la social-démocratie ont multiplié les selfies avec le public, et ont chacun eu droit à des encouragements à se lancer dans la course à la présidentielle, même s'ils ont tous les deux refusé de s'exprimer sur le sujet.
"Surtout pas LFI!" a interpellé une femme en voyant Raphaël Glucksmann, avant de saluer son "honnêteté intellectuelle" et son "positionnement", alors que "les autres tergiversent".
"Est-ce que vous allez revenir"?, s'est aussi vu demander François Hollande.
"Pas d'alliance avec la France insoumise"
Interrogé sur les municipales, Raphaël Glucksmann a répété qu'il "n'y aura pas d'alliance avec La France insoumise. Vous ne verrez pas le logo de Place publique avec celui de la France insoumise", a-t-il assuré.
Son entourage a précisé que les candidats Place publique qui se trouvent aujourd'hui sur des listes communes avec le PS quitteraient ces listes si ce dernier parti faisait le choix au deuxième tour de fusionner avec LFI, comme l'a évoqué le parti à la rose "dans de rares cas".
M. Glucksmann s'est dit convaincu "qu'une majorité de Français sont extrêmement inquiets par la brutalisation, par la polarisation du débat". "Quand on porte un discours de nuances, de tolérance de l'altérité, eh bien on rencontre l'aspiration profonde du peuple", a-t-il ajouté.
François Hollande de son côté a fustigé "la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon", qui a "contribué à banaliser l'extrême droite".
Il s'est dit persuadé que "l'espace existe en 2027 pour la gauche réformiste, la social-démocratie", qui doit démontrer qu'elle "peut permettre à la France d'éviter les extrêmes".
Sur le plan agricole, l'ancien président a fait part de sa préoccupation concernant la "sécurité et la qualité de l'alimentation".
Le député européen a de son côté défendu l'idée que sur les 234 milliards de fonds de compétitivité européens, il y ait au moins "20 milliards" alloués aux stocks stratégiques européens, "pour que nous puissions devenir des véritables acteurs indépendants en matière agricole et alimentaire", a-t-il expliqué.
Il a aussi plaidé pour une politique agricole "refondée", jugeant qu'elle était aujourd'hui "ni égalitaire, ni écologique, ni efficace en matière de souveraineté ou en matière économique".








