Enquête ouverte à Paris sur des soupçons de reconstitution de la Jeune Garde

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Une enquête a été ouverte à Paris après un signalement du ministère de l'Intérieur soupçonnant une reconstitution de La Jeune garde, mouvement d'ultragauche dissous en juin dernier, a appris mercredi l'AFP de source proche du dossier, confirmant une information de FranceInfo et BFMTV.
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Cette enquête, ouverte par le parquet de Paris pour "participation au maintien ou à la reconstitution d'association ou de groupement dissous", a été confiée à la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Paris, a-t-on ajouté de même source.

Mardi, Emmanuel Macron avait réuni à l'Elysée les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ainsi que les responsables des services de renseignement pour évoquer "les groupes d'action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques".

Cette réunion intervenait après le décès, il y a dix jours à Lyon, de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite radicale de 23 ans, battu à mort par des membres de l'ultragauche.

Sept personnes ont été mises en examen pour homicide involontaire et complicité. Plusieurs d'entre-elles sont proches de la Jeune Garde antifasciste, fondée en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France Insoumise.

Selon un participant à la réunion élyséenne, les services de renseignement surveillaient, avant le décès de Quentin Deranque, les "velléités de reconstitution" de groupuscules liés à la Jeune Garde sur "cinq territoires au moins". "Les faits gravissimes de Lyon" sont venus "étayer" le dossier, avait ajouté ce participant.

Si bien que le chef de l'Etat a demandé au ministère de l'Intérieur de lancer les procédures de dissolution de ces cinq "émanations" de la Jeune Garde.

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