Le président français, Emmanuel Macron, a pris la parole ce lundi aux côtés du président chypriote, Nikos Christodoulides, et du premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, depuis Paphos, à Chypre, pour discuter du renforcement de la sécurité dans la région au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.
"Lorsque Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée"
"Lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée", a assuré Emmanuel Macron alors que l'île Méditerranéenne a été touchée par un drone peu après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.
"La défense de Chypre est évidemment une question essentielle pour votre pays, pour votre voisin, partenaire et ami, la Grèce, mais aussi pour la France et avec elle, l'Union européenne", a-t-il déclaré.
"Contribuer à la désescalade régionale"
Selon Emmanuel Macron, l’objectif de ce déplacement à Paphos, à Chypre, est "de coordonner nos efforts, et nous l’avons évoqué tous les trois à l’instant, pour assurer la sécurité de nos ressortissants et des ressortissants européens dans la région".
Le chef de l’Etat a répété son soutien à ses alliés du Golfe. "Notre objectif est de nous tenir de manière strictement défensive aux côtés de tous les pays qui sont attaqués par l’Iran et d’assurer aussi notre crédibilité et de contribuer à la désescalade régionale", a-t-il expliqué.`
"Cesser" les frappes sur le Liban
Emmanuel Macron a également appelé Israël à "cesser au plus vite ses frappes sur le Liban", tout en rappelant que le Hezbollah "a pris la responsabilité et a commis la faute majeure d’attaquer Israël et de viser Chypre".
Mission "purement défensive"
Le chef de l'Etat a affirmé préparer avec ses partenaires une future mission "purement défensive" pour rouvrir le détroit d'Ormuz et escorter les navires "après la sortie de la phase la plus chaude du conflit" au Moyen-Orient, afin de permettre la circulation du pétrole et du gaz.
Le président français a aussi annoncé que la France contribuerait "dans la durée" avec "deux frégates" à l'opération mise en place en 2024 par l'Union européenne en mer Rouge. En tout, "la présence française qui se déploiera de la Méditerranée orientale, en mer Rouge et justement au large d'Ormuz, mobilisera huit frégates, deux portes-hélicoptères amphibies et notre porte-avions" Charles de Gaulle, actuellement proche de Crète en Grèce, a-t-il fait savoir.






