"La France doit se situer du côté du cessez-le-feu immédiat"
"La France a raison d'honorer ses engagements mais nous ferons très attention à ce que la France ne mette pas un doigt dans une guerre illégale qui a été décidée uniquement par Trump et Netanyahou", a prévenu la cheffe des députés LFI Mathilde Panot sur France inter.
"La France doit se situer du côté du cessez-le-feu immédiat, du droit international. Je suis très inquiète quand j'entends un ancien Premier ministre, Gabriel Attal, expliquer qu'il faudrait envoyer valser l'ONU qu'il compare à une ONG climatique", a-t-elle plaidé.
Lors de son allocution solennelle mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, d'avions Rafale, d'une frégate et de moyens de défense anti-aérienne au Moyen-Orient.
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a reconnu sur X que "la protection de nos compatriotes, de nos alliés, le respect de nos engagements vis à vis de Chypre, l’intégrité territoriale du Liban ami, doivent être soutenus".
La protection de nos compatriotes, de nos alliés, le respect de nos engagements vis à vis de Chypre, l’intégrité territoriale du liban ami, doivent être soutenus.
— Olivier Faure (@faureolivier) March 3, 2026
Ces actes ne doivent cependant conduire à un soutien implicite à la guerre conduite sans mandat par Trump et…
Mais cela ne doit pas "conduire à un soutien implicite à la guerre conduite sans mandat par Trump et Netanyahu", a-t-il ajouté en demandant "le retour du droit international" et "le refus d'une escalade régionale dont personne ne maîtrise l'ampleur".
Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel a lui jugé que l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle "constitue un nouveau palier dans l'escalade militaire".
"Si nous devons protéger nos ressortissants et nos soldats engagés dans un conflit déclenché par d'autres, la France ne doit en aucun cas devenir co-belligérante d'une guerre aux conséquences imprévisibles", a-t-il insisté.
"Refusons la spirale de la surenchère militaire. Faisons entendre une voix indépendante pour un cessez-le-feu, la reprise des négociations sous l'égide des Nations unies et le respect du droit international", a-t-il plaidé.








