Guerre au Moyen-Orient : le Parlement libanais reporte les élections législatives de deux ans

Reuters
Le Parlement libanais a reporté lundi les législatives prévues en mai, pour une durée de deux ans en raison de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, selon un communiqué de son président Nabih Berri.
À voir également sur Brut

Le Parlement libanais a reporté lundi de deux ans les législatives prévues en mai, en raison de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. 

Le Liban est entraîné depuis le 2 mars dans la guerre régionale après une attaque du Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien.   

La Chambre s'est réunie lundi en séance plénière à Beyrouth, alors que l'aviation israélienne pilonnait la banlieue-sud toute proche. 

Des députés du Hezbollah, dont Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire du parti qui compte treize députés, ont pris part à la séance, selon un photographe de l'AFP.  

"La chambre a décidé de proroger son mandat pendant deux ans", a annoncé un communiqué de son président Nabih Berri, allié du Hezbollah.

Lors des dernières législatives de mai 2022, le Hezbollah et ses alliés avaient perdu leur majorité parlementaire, face à une percée de partis de l'opposition et de candidats indépendants issus du mouvement de contestation de 2019.

Le Parlement est profondément divisé entre ces deux tendances.

Ce n'est pas la première fois que le Parlement reporte son mandat. De 2013 à 2017, il l'a fait à deux reprises en invoquant des risques sécuritaires et un débordement de la guerre en Syrie, et une troisième fois pour une raison technique liée à l'application de la nouvelle loi électorale. 

Avant le début de la guerre en cours, certaines parties opposées au Hezbollah, soutenues dans ce sens par les Etats-Unis, avaient préconisé un report des législatives de mai, de peur que celles-ci ne renflouent le Hezbollah, à l'heure où les autorités libanaises s'étaient engagées à le désarmer, avaient indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.

A voir aussi