Les réactions dans le monde aux frappes américaines et israéliennes sur l'Iran

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France, Russie, Liban, Union africaine... Quelles ont été les réactions après les frappes lancées sur l'Iran par les États-Unis et Israël ?
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Les États-Unis et Israël ont annoncé samedi avoir lancé des frappes sur l'Iran, appelant les Iraniens à prendre le pouvoir. L'Iran a promis de répondre "fermement" à ces attaques et a répliqué par des tirs de missiles en direction notamment d'Israël.

Voici les principales réactions internationales, du soutien à la désapprobation, avec une grande inquiétude face aux risques d'escalade.

Iran

Le ministère des Affaires étrangères a promis que l'Iran "répondra fermement aux agresseurs", ajoutant que son pays avait fait "tout le nécessaire pour éviter la guerre".

France

"L'escalade en cours est dangereuse pour tous" et "elle doit cesser", a déclaré le président français Emmanuel Macron qui a demandé une "réunion urgente" du conseil de sécurité de l'ONU et affirmé que la parole devait être "rendue au peuple iranien".

Russie

La diplomatie russe a dénoncé les frappes comme une "aventure dangereuse" menaçant la région de "catastrophe" et visant à "détruire" le gouvernement iranien.

Pakistan

Le Pakistan "condamne fermement" les "attaques injustifiées" contre l'Iran et "appelle à un arrêt immédiat de l'escalade", selon son ministre des Affaires étrangères.

Indonésie

Le président indonésien propose sa médiation entre Washington et Téhéran et "l’Indonésie appelle toutes les parties à faire preuve de retenue", selon son ministère des Affaires étrangères.

Liban

Le Liban n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a affirmé son Premier ministre, les autorités craignant une implication du Hezbollah pro-iranien.

Union Européenne 

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé à une "retenue maximale", jugeant "crucial" de garantir la sûreté nucléaire.

Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'UE, s'est inquiétée de l’évolution "périlleuse" de la situation, appelant à la "protection des civils et (au) respect du droit international humanitaire".

Royaume-Uni

Le gouvernement britannique a dit ne pas vouloir "voir la situation s'aggraver et dégénérer en un conflit régional plus large", a rapporté un porte-parole .

Espagne

Le Premier ministre Pedro Sanchez a dit sur X "rejeter" tant "l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël", que "les actions du régime iranien et des Gardiens de la Révolution". "Nous exigeons une désescalade immédiate", a-t-il ajouté.

Australie

"Nous soutenons l’action des États-Unis pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire", a écrit le Premier ministre Anthony Albanese sur X.

Ukraine

"La violence et l'arbitraire du régime iranien" sont "la raison des événements actuels", selon la diplomatie ukrainienne.

République Tchèque

"Le programme nucléaire iranien incontrôlable et le soutien au terrorisme" sont "dangereux pour nous et pour toute l'Europe", a déclaré le Premier ministre Andrej Babis sur X.

Suède

"L'Iran porte une grande responsabilité dans l'évolution négative de la situation dans la région et dans les risques pour la sécurité en Occident", a écrit la ministre suédoise des Affaires étrangères  Maria Malmer Stenergard sur X.

Norvège

Les frappes, présentées par Israël comme "préventives", ne sont "pas conformes" au droit international car "une attaque préventive suppose l'existence d'une menace imminente", a estimé le chef de la diplomatie norvégienne.

Pays-Bas

"Les Pays-Bas appellent toutes les parties à faire preuve de retenue et à prévenir toute nouvelle escalade. La stabilité dans la région est essentielle", a indiqué le ministre néerlandais des Affaires étrangères Tom Berendsen sur X. 

Irlande

"J’appelle toutes les parties à la désescalade", a indiqué la cheffe de la diplomatie Helen McEntee. 

Suisse

La Suisse, "profondément alarmée" par les frappes américano-israéliennes, "appelle au plein respect du droit international, y compris de la Charte des Nations Unies et du droit humanitaire international", selon son ministère des Affaires étrangères sur X.

Union africaine

L'Union africaine (UA) a appelé à la "retenue, à la désescalade urgente et à un dialogue soutenu" pour éviter "d'aggraver l'instabilité mondiale", tout en exhortant "toutes les parties à agir conformément au droit international".

Corée du Sud

La Corée du Sud "exhorte toutes les parties à déployer tous les efforts possibles pour apaiser les tensions dans la région", a indiqué son ministère des Affaires étrangères. 

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