Municipales à Paris : Pierre-Yves Bournazel affirme qu'il ne rejoindra "ni Grégoire ni Dati" au second tour

Reuters
"Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati", a déclaré au micro de France Inter Pierre-Yves Bournazel, crédité de 12% des voix au premier tour le 15 mars dans un sondage Ifop publié dimanche.
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Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et Renaissance à la mairie de Paris, a affirmé mercredi qu'il ne rejoindrait ni son adversaire de la gauche hors LFI Emmanuel Grégoire ni sa concurrente LR et MoDem Rachida Dati en vue du second tour, assurant mener campagne "pour gagner".

"Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati", a déclaré au micro de France Inter Pierre-Yves Bournazel. 

"J'ai beaucoup réfléchi, j'écoute les Parisiens. Ils me demandent de proposer un chemin pour ne pas avoir à subir ce match du passé contre le passé entre Grégoire et Dati. J'incarne la solution", a-t-il ajouté, affirmant que "le match n'est pas du tout joué".

Il est crédité de 12% des voix au premier tour le 15 mars dans un sondage Ifop publié dimanche, en baisse de deux points sur un mois.

"Je note que les autres candidats disent qu'ils ne veulent pas rassembler, travailler avec les autres et fusionner leurs listes", a souligné l'élu d'opposition, qui se targue des soutiens de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe, ex-Premiers ministres et à la tête des partis Renaissance et Horizons.

"Moi je ne pratique pas l'intimidation, je ne pratique pas la brutalisation, je ne pratique pas la menace", a-t-il affirmé en référence à Rachida Dati. "Je veux apaiser Paris et ça commence par un comportement exemplaire".

"Que va faire M. Grégoire qu'il n'a pas fait ces 12 dernières avec Mme Hidalgo ?", s'est ensuite interrogé M. Bournazel, au sujet de l'ex-premier adjoint de la maire socialiste sortante.

"Paris mérite mieux que le tic-tac stérile entre une gauche de l'échec et une droite des affaires (...), où les procès succèdent aux scandales et où les excès préparent les échecs", a-t-il encore insisté dans une tribune diffusée par son équipe de campagne.

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