Paris: Dati accuse Grégoire de "racisme social", décline un débat avant le 1er tour

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Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, a accusé jeudi son concurrent de gauche Emmanuel Grégoire de "racisme social", et continue de décliner l'invitation à un débat avant le premier tour, estimant qu'elle serait "la cible" des autres candidats.
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Interrogée sur BFMTV au sujet d'un message sur X d'Emmanuel Grégoire, dans lequel ce dernier alertait sur le fait que Paris était "menacée" par une alliance "de la droite extrême et de l'extrême droite", estimant que la "vague brune" pouvait toucher Paris, elle a répondu: "Vous trouvez ça à la hauteur quand vous connaissez ma vie et mon parcours?".

"Monsieur Grégoire, c'est du racisme social"

"Monsieur Grégoire, c'est du racisme social. Il y a un plafond de verre dans ce pays pour accéder à des hautes responsabilités. Et cette (...) gauche de l'entre-soi a toujours refusé. Ils préfèrent des gens comme moi comme étant des victimes", a accusé la désormais ministre de la Culture démissionnaire.

Revenant sur la question de la sécurité, Mme Dati a promis d'installer "8.000 caméras dans les 7.000 rues de Paris" pour qu'il n'y ait "plus d'angle mort", estimant que sur le Champ-de-Mars, il y a "des agressions sexuelles, pour ne pas dire des viols, tous les jours".

A propos de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons à l'Hôtel de Ville soutenu par Renaissance, qui a refusé mercredi toute alliance de second tour avec elle, Rachida Dati a estimé que les "masques sont tombés".

"Ça démontre que sa candidature n'est pas une candidature de volonté de l'alternance à Paris, c'est une candidature soit de l'échec, soit de la volonté de reconduire cette gauche qui est une gauche radicale", a-t-elle déclaré, appelant les Parisiens à voter pour elle "dès le premier tour".

Interrogée sur son refus de participer à un débat télévisé avec les autres candidats avant le premier tour de l'élection, prévu le 15 mars, Rachida Dati a estimé que "les conditions de respect des personnes" n'étaient pas réunies.

"Je serai forcément la cible des autres candidats, ça ne m'intéresse pas. Vraiment, tout mon temps, c'est pour les Parisiens. On verra au deuxième tour", a-t-elle encore déclaré, estimant que la démocratie, "c'est d'écouter les Parisiens".

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