"L’Espagne de M. Sánchez est en train de devenir la porte d'entrée de la submersion migratoire en Europe"
A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez vient de lancer officiellement un vaste plan de régularisation de sans-papiers, destiné notamment à soutenir l'économique dynamique du pays.
Il pourrait bénéficier à un demi-million de personnes, en majorité originaires d'Amérique latine.
"L’Espagne de M. Sánchez (le Premier ministre espagnol, ndlr) est en train de devenir la porte d'entrée de la submersion migratoire en Europe", a déclaré Jordan Bardella lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre à Porto, dans le nord du Portugal, des Patriotes pour l'Europe, le groupe qu'il préside au Parlement européen.
"Ces appels à la régularisation sont là (...) pour permettre à la gauche espagnole de se créer un électorat de substitution, sauf que ça a des conséquences qui sont considérables pour les grands équilibres de la société espagnole mais aussi pour tous les voisins des pays frontaliers de l'Espagne", a poursuivi M. Bardella.
En l'occurrence, les personnes régularisées n'obtiendront pas la nationalité espagnole et donc pas le droit de vote non plus pour les élections générales.
"Schengen doit redevenir un projet européen, la libre-circulation dans les pays de l'Union européenne, qui sont signataires des accords de Schengen doit être strictement réservée aux citoyens des pays de l'Union européenne", a aussi plaidé M. Bardella.
Lundi déjà, le candidat LR à la présidentielle en France Bruno Retailleau avait appelé à mettre l'Espagne "au ban des nations européennes", après l'annonce du gouvernement Sánchez.
"Je suis un petit peu gêné par ces propos parce qu’il n'y a jamais eu autant d'immigration en France que lorsque que M. Retailleau était ministre de l’Intérieur. Donc je pense que ces déclarations et ces agitations sont surtout là pour faire oublier son propre bilan", a rétorqué M. Bardella.
Le président du RN a estimé en outre que l'élection présidentielle de 2027 serait un scrutin "important" non seulement pour la France mais également pour l'Europe.
Selon lui, elle constitue une opportunité de réorienter le fonctionnement de l'Union européenne sans quitter le bloc communautaire. "Nous ne voulons pas quitter l'Union européenne, nous voulons tout transformer sans rien détruire" , a-t-il affirmé.






