"Le 27 février, madame Houria Aouimeur a déposé plainte pour menace de mort matérialisée par écrit via internet", indique l'avocat.
Dans le communiqué, Me Jérôme Karsenti précise que les messages menaçants ont été publiés sur la plateforme YouTube le 25 février.
Ces "intimidations" ont suivi la diffusion du documentaire "Qui veut la peau de la lanceuse d'alerte ?" diffusé sur la chaîne Arte le même jour.
Son chien "victime d'un empoisonnement"
Le communiqué de Me Karsenti rapporte un autre événement survenu le même jour.
Le chien de l'ancienne dirigeante, visible dans le reportage, a été "victime d'un empoisonnement diagnostiqué par un vétérinaire". Une enquête est en cours, ajoute l'avocat.
Houria Aouimeur avait été licenciée de l'AGS au cours de l'année 2023, après avoir dénoncé de "potentiels détournements de fonds publics".
Elle est "lanceuse d'alerte reconnue par le Défenseur des droits,la Maison des Lanceurs d'Alerte et plusieurs organisations anticorruption", rappelle Me Jérôme Karsenti.
Selon le communiqué, "le droit d'alerter est protégé par la loi" et "les représailles à l'encontre des lanceurs d'alerte constituent des infractions pénales".
Pour Me Jérôme Karsenti, ces intimidations "ne feront pas obstacle à la manifestation de la vérité".
L'avocat conclut en indiquant que "la justice est saisie" et indique souhaiter que toute la lumière soit faite "sur les pressions exercées à l'encontre de celles et ceux qui alertent dans l'intérêt général.
L'AGS est l'entité chargée d'avancer tous les salaires des employés d'entreprises en liquidation judiciaire.
Au total, la Banque de France a recensé plus de 60.000 défaillances d'entreprises avec une hausse de 2,1% récemment.







