Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a annoncé jeudi le lancement d'"un kit de prévention" pour aider les entreprises à lutter contre l'absentéisme et un "bouton d'alerte" qu'elles pourront actionner auprès de la Sécurité sociale en cas d'absence répétée d'un salarié.
"Quand vous voulez vous attaquer à la maladie, la meilleure chose à faire c'est la prévention", a plaidé le ministre du Travail, interrogé sur TF1.
La loi prévoit que "l'employeur doit prendre des mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs", en organisant par exemple "des actions de prévention, d'information et de formation".
Dans ce cadre, "un kit de prévention pour aider (les entreprises) beaucoup plus rapidement à bâtir leur plan de prévention sera accessible dès demain sur le site du ministère du Travail", a annoncé M. Farandou.
Concernant "les contrôles, on va les renforcer", a par ailleurs assuré le ministre, notamment avec la mise "à disposition des entreprises (...) d'un bouton d'alerte en cas de situation douteuse sur l'absence d'un salarié" qui "sera en place avant la fin de l'année".
"Un chef d'entreprise, c'est le cas aujourd'hui mais ça sera plus facile et plus direct, pourra solliciter la caisse nationale d'assurance maladie pour déclencher des contrôles", a-t-il poursuivi.
Interrogé sur un allongement des jours de carence, le ministre a assuré que "toutes les pistes (...) sont ouvertes. Il n'y a pas de tabou mais il faut passer par le dialogue social". "Ce ne sont pas des choses que le gouvernement décidera tout seul, ça passera d'abord par les partenaires sociaux", a-t-il déclaré.
Le nombre d'arrêts de travail et les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale augmentent plus fortement depuis la crise sanitaire.
"C'est devenu un gros problème en France effectivement", a constaté le ministre. "Il y en a plus de 9 millions par an, ça fait 30 000 par jour, ça augmente, ça coûte 18 milliards d'euros à la Sécurité sociale et ça augmente de un milliard d'euros par an donc les enjeux sont considérables".






