La libération conditionnelle de Patrick Balkany confirmée en appel

Reuters
La cour d'appel de Rouen a confirmé jeudi la libération conditionnelle accordée à l'ex-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, pour les 15 mois de prison qu'il lui reste à purger au titre de sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers.
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En janvier, le tribunal d'application des peines d'Evreux avait autorisé Patrick Balkany, 77 ans, à purger le reliquat de sa peine à son domicile de Giverny (Eure). L'ancien député LR des Hauts-de-Seine avait été condamné en 2023 à quatre ans et demi de prison pour avoir dissimulé avec son épouse, Isabelle Balkany, quelque 13 millions d'euros d'avoirs au fisc de 2007 à 2014.

De cette condamnation, entièrement confondue avec une autre de mars 2020 à quatre ans de prison dont un avec sursis, il ne reste désormais que 15 mois à purger après plusieurs périodes d'incarcération, de détention sous bracelet électronique et de liberté conditionnelle.

Bracelet électronique

Le parquet avait fait appel en janvier de la décision du tribunal d'application des peines. Il avait requis que Patrick Balkany soit placé sous bracelet électronique à domicile pour une durée de huit mois, avant une libération conditionnelle, et il demandait l'obligation de fixer sa résidence à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.

La chambre d'application des peines de la cour d'appel de Rouen a au contraire allégé jeudi les contraintes pesant sur Patrick Balkany en supprimant l'allongement d'un an de la durée de probation décidée par le tribunal d'Evreux. 

"C'est une décision logique qui n'appelle pas plus de commentaires", a réagi son avocat, Me Robin Binsard.

Patrick Balkany comparaît actuellement devant le tribunal correctionnel de Nanterre dans un autre dossier. Le ministère public a requis mercredi une peine de trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois avec sursis probatoire, contre l'ancien maire jugé pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts.

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