retour

Sauvé grâce à un "SOS" tracé dans la neige : Tyson Steele raconte

Il ne doit sa survie qu'à un "SOS" géant tracé dans la neige. Après avoir perdu sa maison dans un incendie, Tyson Steele a survécu pendant 20 jours dans le froid polaire de l'Alaska, avec l'espoir que quelqu'un vienne le sauver. Il raconte.

Insolite : il survit plus de 20 jours en Alaska

L’agriculteur américain Tyson Steele vivait totalement coupé du monde en Alaska, quand sa maison - et tout ce qu’il avait - a brûlé.

Un beau jour, Tyson Steele a décidé de tout plaquer pour partir vivre en Alaska. « Il fallait vraiment que je m'éloigne de tout ça. M'éloigner de cette course sans fin , de l'agitation, de la circulation, de la bureaucratie. » Brut revient sur son histoire.  

Il rachète une propriété en septembre 2019

J'ai trouvé ma première parcelle en Alaska en 2018, et c'était difficile. Il m'a fallu sept jours pour y accéder à partir de l'endroit où j'avais dû atterrir après avoir volé jusqu'à un lac. J'y suis resté un mois. J'ai rencontré un ancien vétéran du Vietnam. Ça faisait très longtemps qu’il n'avait vu personne, alors il était super bavard, super accueillant.

Il avait une installation incroyable. Il avait des serres, il cultivait toute sa nourriture et beaucoup de tabac. Je me suis beaucoup rapproché de lui, mais il était plus âgé, il avait 78 ans à l’époque. Il est mort pendant l'été 2019. La propriété a été transmise à sa famille, mais j'ai été le premier à l’acheter, en septembre. J'y ai emménagé à plein temps parce qu'il y était depuis 20 ans.

« Là, j’ai commencé à paniquer »

Le feu a démarré quand j'ai surchargé le poêle à bois tard, une nuit. Un morceau de carton enflammé s'est envolé par la cheminée et a atterri sur une partie du toit qui était en plastique. Ça a pris feu. Un trou s’est formé dans le plafond, légèrement au-dessus de mon lit, et il y avait des flammes et du plastique fondu qui tombaient. Je suis allé chercher de l'eau, je l’ai jetée au plafond. J’ai attrapé l’extincteur, et là, je me suis rendu compte que quand je tirais sur la goupille et que j'essayais d’appuyer, rien ne sortait. Là, j’ai commencé à paniquer.    Je suis sorti pour prendre de la neige, et c'est là que je me suis rendu compte que tout le toit au-dessus de mon lit était couvert de flammes. Et ça se répandait rapidement. Le premier truc auquel j’ai pensé, c'est sauver mon chien et prendre du matériel de survie. J’ai essayé de pousser mon chien hors du lit, mais il était terrifié, il se recroquevillait dans un coin. Il faisait 50 kilos, donc c’était impossible de le soulever et de le porter. J’ai fini par le pousser du lit, mais il m’a échappé, et je ne l’ai plus vu. À ce moment-là, le toit s’est effondré. 

« Toute mon identité m'avait été retirée »

   Le dernier truc auquel j’ai pensé, c'est prendre mon fusil, qui était du côté ouest de la maison. J’ai couru partout, je l’ai pris, et j’ai vu que mon chien était encore dans les flammes. Il était déjà trop tard. Les murs se sont effondrés, le toit s'est effondré, et tout ce dont je me souviens, c'est d'avoir laissé échapper cet horrible cri. Toute mon identité m'avait été retirée. J'avais perdu tout mon matériel pour pouvoir communiquer. Je suis resté assis là, à me demander ce que j’allais faire.     Une fois que j’ai réussi à éteindre le feu, j’ai fait l'inventaire de ma nourriture. Je n'avais qu'une seule boîte de conserve pour le petit déjeuner et une autre pour le dîner pendant environ 30, 35 jours. J'ai tout de suite su, après l'incendie, qu'il faudrait au moins 10 jours avant que quelqu'un ne commence à s'inquiéter. Je savais que j'avais besoin d'un abri, alors je me suis immédiatement mis à construire une petite grotte de neige. 

J’ai dessiné un SOS dans la neige

  J'ai dessiné un SOS dans la neige vers le huitième jour. Je savais que les gens ne s'inquiéteraient pas pour moi avant deux semaines. J'avais mis en place un plan de communication. Si je manquais mes appels réguliers, mon pilote privé recevrait un appel et il ferait un survol pour s'assurer que j’allais bien. J'ai trouvé beaucoup de réconfort en regardant la beauté qui m’entourait.     On est venu me chercher le 9 janvier. C’est grâce à mon pilote, qui, parce qu'il faisait trop froid pour qu'il puisse voler, a dit : « Faut appeler la police. Je le sens pas avec cette vague de froid qu'on est en train d’avoir. » J'ai entendu l'hélicoptère. Je me suis précipité dehors et j'ai commencé à faire de grands signes avec les bras.

Je leur ai montré ma piste d'atterrissage pour qu’ils puissent atterrir, et à partir de ce moment-là, j'ai pris quelques affaires. J'ai eu des sentiments très mitigés quand l'hélicoptère est arrivé. J'étais reconnaissant de voir enfin quelqu’un, mais j’étais très triste de laisser mon chien derrière moi sans un enterrement correct, et de laisser tout le reste. C'était dur de voler dans l'hélicoptère et de voir tout ce que j’avais, c’était ma maison, et je la quittais.  

« Les gens ne comprennent pas toute l’histoire"

  Les gens ne comprennent pas toute l'histoire et se disent : « Encore un mec qui part sur un coup de tête. » Non. J’y ai passé de nombreuses années et j’ai dépensé des milliers de dollars pour m'assurer que j’allais être en sécurité, et quelque chose a mal tourné. Encore aujourd’hui, c’est difficile. I

l y a beaucoup de films dans lesquels on voit des débuts d’incendies, et la plupart des gens regardent ces films sans penser à rien. Pour moi, c’est toujours difficile de les voir… Les images reviennent. Ma capacité à rester heureux, à trouver de l'humour dans certaines choses et à rire, à chanter des chansons, ça me maintient vraiment en vie. 

09/02/2020 10:39mise à jour : 10/02/2020 11:31
  • 1.0m
  • 191

32 commentaires

  • Natacha M.
    09/02/2020 12:15

    j'y serai pas arrivée non plus à prendre un chien de 50 kilo :/ surtout terrorisé, comme il a dû être triste. il a le mérite d'avoir vraiment essayé et pensé à son chien, beaucoup de gens ne l'auraient pas fais et seraient sortis.

  • Thomas R.
    09/02/2020 12:11

    va t'amuser là-bas

  • Frederique V.
    09/02/2020 12:05

    Ne jamais lire les commentaires.

  • Emelyne P.
    09/02/2020 11:51

    Il ne doit pas sa survie qu'à ça. Il la doit à son pilote et au protocole intelligent qu'il a mis en place avec lui. À toute son expérience en pleine nature, ses compétences de survie. N'importe quel Pékin qui dessine un SOS dans la neige n'aurait pas survécu 20 jours.

  • Nadou N.
    09/02/2020 11:43

    Et là on voit débarquer les héros, les hommes les vrais capables de porter lourd et que ceci et que cela ....un vrai concours de super héros!!....moi ce que je trouve héroïque c est qu il est pu survivre sans équipement ou presque et je dis bravo .

  • Jolanta D.
    09/02/2020 11:39

    Si on laisse le chien pour mourrir, on est moins que rien

  • Marie F.
    09/02/2020 11:38

    Pourquoi être toujours dans le jugement !vous n'étiez pas à ça place !étuis un chien lorsqu'il sent le danger, ça ce barre ! J'ai vue les miens lors de la tempête Xynthia ! Et j'étais en plein dedans. Mais sortez de votre zone de confort un peu ! ! !

  • Nathalie B.
    09/02/2020 11:33

    J'ai vu le reportage pas bien gros mais costaud

  • Christian D.
    09/02/2020 11:30

    Il n’y a que des super-héros sur cette page de commentaires aussi affligeants les uns que les autres...

  • Bertrand D.
    09/02/2020 11:30

    Mauvaise traduction, il parle d'un vétéran du Vietnam «Vietnam vet» qu'il a rencontré et non d'un vétérinaire Vietnamien..

  • Alison M.
    09/02/2020 11:25

    Haha, un vétérinaire vietnamien!!!!!

  • Arnaud B.
    09/02/2020 11:25

    il a tenu 20 jours, ça va nous on était large en fait

  • Vince L.
    09/02/2020 11:23

    Quand je lis vos commentaires, je comprends mieux son envie de se barrer au fin fond de l'Alaska...

  • Gael R.
    09/02/2020 11:21

    Ça fait le dure mais ça revient vite à la civilisation .

  • Mimi P.
    09/02/2020 11:19

    Qui cherche trouve ! C'est fou ce que les gens ne vont pas faire comme activités extrêmes pour avoir l'air d'être vivant..

  • Virginie V.
    09/02/2020 11:19

    Un témoignage perturbant, je trouve. Surtout à lecture des commentaires. Il est vrai que porter 50 kilos ne me semble pas trop difficile. Je porte mon fils de 22 kg et je pèse 51 kg... mais bon. Peut peut-être à t’il perdu ses moyens devant le feu. Le feu ça doit être horrible, terrifiant. Enfin, maintenant c’est lui qui doit endurer la perte de son chien. Et se débrouiller pour rebondir... pas si facile je pense. Bon courage monsieur.

  • Nbidul N.
    09/02/2020 11:12

    leonardo dicaprio dans 3 ans

  • Faycal Y.
    09/02/2020 11:07

    Il a du manger son chien

  • Kamel G.
    09/02/2020 11:07

    on part une année ou quoi ?

  • Anthony B.
    09/02/2020 11:00

    Le gars il réussit à sauver son fusil mais pas son chien... il aurait mieux fait dy rester aussi putin de cowboy ricain !