Le dendrolague, un petit kangourou arboricole menacé

Il y a les kangourous qui vivent sur terre... et ceux qui vivent dans les arbres. On les appelle les dendrolagues et ils sont menacés d’extinction.

Le dendrolague, un animal en danger

Ce n’est ni un lémurien, ni un kangourou, c’est un parfait mélange des deux. Le dendrolague est un animal atypique. Aujourd’hui, il est menacé.

Le dendrolague est à mi-chemin entre le lémurien et le kangourou. On l’appelle aussi kangourou arboricole, sa survie dépend de celle des forêts qu'il habite. Il existe 14 sous-espèces de dendrolague. Elles vivent en Australie et en Nouvelle-Guinée.

Les espèces de Nouvelle-Guinée toutes menacées

Les deux espèces australiennes ne sont pas considérées comme menacées. En revanche, celles qui vivent en Nouvelle-Guinée le sont toutes. Six sont classées « vulnérables », trois « en danger » et trois autres sont « en danger critique ». Le wondiwoi (son autre nom) fait même partie des 25 espèces disparues les plus recherchées de la planète.

Aucun individu n'a officiellement été observé depuis 1928. Néanmoins, une photo prise en 2018 pourrait correspondre à l’espèce. En Nouvelle-Guinée les animaux sont menacés depuis de nombreuses années. La chasse, la prédation du chien introduit par l'humain et l'exploitation forestière représentent un danger pour eux.

Des solutions avec le population locale

En Nouvelle-Guinée, le couvert végétal - habitat de ces espèces - a diminué de 3,5 % entre 2001 et 2019. C’est l'équivalent de 19 fois la ville de New York. L'exploitation du bois, l'expansion des terres agricoles, l'extraction minière et la prospection d’hydrocarbures sont en cause.

Les associations travaillent avec les populations locales pour préserver les espèces. 97 % des terres appartiennent aux milliers de tribus et de clans vivant sur le territoire. En collaboration avec les chefs locaux, les ONG ont pu créer des réserves.

En 2009, 30 villages ont travaillé à la création de la zone de conservation Yopno Uruwa Som. Il est désormais interdit de chasser, d'exploiter les minerais et de déforester dans cette zone de 780 km2. De plus, une équipe de rangers patrouille et cartographie le territoire. Grâce à ces mesures, la population de dendrolagues tenkile a triplé depuis 1996, dans une autre zone devenue une réserve.

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Brut.
15 novembre 2020 07:18